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Les quelques recherches disponibles sur les femmes déplacées à la suite d'une catastrophe montrent que celles-ci sont particulièrement vulnérables à la violence et aux mauvais traitements. Cette enquête porte sur la violence subie par les femmes avant et après le tremblement de terre de 2010 en Haïti ainsi que sur la santé de celles qui ont vécu dans les camps après le séisme. Elle révèle des taux élevés de violence et d'abus avant (71 %) et après (75 %) le tremblement de terre, principalement perpétrés par les amis ou les conjoints des femmes victimes de maltraitance. Deux constats ressortent de cette étude : d’abord, les femmes subissant de la maltraitance déclarent davantage de difficultés liées à leur santé mentale et physique que les autres femmes. De plus, la majorité des femmes interrogées n'a pas signalé la présence d'une tolérance individuelle ou communautaire à la violence et aux mauvais traitements, mais a plutôt reconnu un contexte de prévention très limité. La planification et la mise en œuvre coordonnée d'interventions s'avèrent donc essentielles pour une prise en charge empathique et sensible des femmes déplacées à la suite d’une catastrophe naturelle.
Les violences faites aux femmes ont des conséquences tant physiques, sexuelles que psychologiques. Ce plan national 2012-2016 rassemble les actions de différents acteurs – membres de l’État, de la société civile et d'agences de coopération internationale – afin de rendre plus performants les outils de prévention. Il s’agit de réunir les partenaires qui luttent contre les violences faites aux femmes afin de rendre leurs actions plus efficaces.
L’économie sociale et solidaire joue un rôle central dans l’économie haïtienne et pour l’avenir du pays, et ce sont les femmes qui la portent. Toutefois, elles rencontrent des obstacles au niveau des inégalités de genre, entre autres parce qu’elles se retrouvent souvent dans le secteur informel. En raison du discours patriarcal, ces femmes sont considérées comme des agentes économiques de seconde zone alors qu’elles sont plutôt des actrices stratégiques et qu’elles contribuent grandement à la résilience économique du pays. Leur participation à l’économie pourrait être renforcée en appuyant leurs démarches dans ce secteur essentiel de même que le développement de leurs capacités entrepreneuriales.
Les mesures de prévention de la violence faite aux femmes dans les camps de personnes déplacées à l'intérieur d'Haïti font cruellement défaut. En particulier, les problèmes suivants se posent : le manque d'installations privées pour les douches; le manque de tentes; et même pour les gens qui ont des tentes, l'absence totale de sécurité et de présence policière. Tout ceci a entraîné une épidémie de violence sexiste contre les femmes et les filles déplacées. Car après les catastrophes et les conflits, les femmes et les enfants déplacés sont particulièrement vulnérables à la violence sexuelle et au viol. Ce document évalue la situation à la suite du séisme et propose des solutions alternatives pour les communautés et le gouvernement.
Le tremblement de terre de 2010 a dévasté les infrastructures sociales, sanitaires et économiques et a laissé 2 millions de personnes sans abri. Plus de six ans plus tard, 61 000 personnes étaient toujours déplacées, la plupart manquant de protection, de services et de solutions durables. Constatant que les contextes structurels augmentent les risques de violence sexiste ciblant les filles et les femmes déplacées, les autrices utilisent l’approche intersectionnelle pour analyser la situation des jeunes à Léogâne par le biais de groupes de discussion et d’entretiens individuels.