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Les progrès mondiaux en faveur des droits des femmes à disposer de leur propre corps sont multiples. Plusieurs pays font la promotion de l’éducation sexuelle et ont légalisé l’avortement. Cependant, il reste des obstacles dans les états où la religion empêche de décriminaliser cette pratique. Il est nécessaire que les pays comme Haïti, qui prennent des engagements dans le sens des droits des femmes, travaillent à changer les mentalités sur l’avortement, sa pénalisation étant une forme de discrimination envers les femmes.
L’économie mondiale stimulée par la croissance économique privilégie les activités entrepreneuriales avec l’aide de programmes. Le développement économique et social se fait à travers la reconnaissance des besoins et l'accès aux processus de production pour tous. Le Plan d’action pour le relèvement et le développement d’Haïti de 2010 poursuit cette visée en plus de vouloir contrer les inégalités de genre. Comme les femmes apportent déjà beaucoup à l’économie haïtienne sans en être reconnues, l’objectif est de favoriser l’entrepreneuriat féminin par l’autonomisation et l’accès aux secteurs porteurs d’économie afin de valoriser leur travail au sein de la société.
Les mesures de prévention de la violence faite aux femmes dans les camps de personnes déplacées à l'intérieur d'Haïti font cruellement défaut. En particulier, les problèmes suivants se posent : le manque d'installations privées pour les douches; le manque de tentes; et même pour les gens qui ont des tentes, l'absence totale de sécurité et de présence policière. Tout ceci a entraîné une épidémie de violence sexiste contre les femmes et les filles déplacées. Car après les catastrophes et les conflits, les femmes et les enfants déplacés sont particulièrement vulnérables à la violence sexuelle et au viol. Ce document évalue la situation à la suite du séisme et propose des solutions alternatives pour les communautés et le gouvernement.
La montée du protestantisme dans la société haïtienne s’avère un phénomène socioculturel qu’il importe d’analyser en lien avec les choix des femmes en matière de contraception et de procréation. En effet, alors que les églises protestantes s’opposent aux moyens contraceptifs, les autorités haïtiennes ont entrepris une campagne visant à réduire la fécondité des familles. Toutefois, les églises protestantes sont divisées entre la tradition libérale liée à la pratique baptiste, et la tradition conservatrice liée à la pratique pentecôtiste. Au travers d’entrevues avec des femmes pratiquantes, l’auteure vérifie si, malgré la forte présence d’informations sur les moyens de contraception, les églises baptistes ou pentecôtistes ont influencé les pratiques et les choix des femmes en matière de fécondité.
Les Haïtiennes participent davantage à l’économie que les femmes du reste de l'Amérique latine, mais le processus d’acquisition de leurs droits est plus lent. L’auteure présente les implications économiques, sociales et culturelles de l’iniquité des genres ainsi que la vision de la société haïtienne sur la question. Malgré les constitutions qui favorisent l'équité, les violences faites aux femmes restent problématiques. Elle suggère l’adoption d’un plan national sur le genre pour lutter contre ces discriminations à l’aide de suivis qui permettraient l’instauration de nouvelles politiques.