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En créole, l’expression kanpe signifie « se tenir debout ». C’est ce que fait continuellement le mouvement féministe haïtien. On montre ici la volonté des féministes participer à la reconstruction du pays après le séisme de janvier 2010, et ce, en relation avec l’aide internationale. Les féministes haïtiennes doivent affronter l’imposition des idées de ces organisations au détriment de leurs propres projets. Au niveau national, elles tentent de faire reconnaître les actions persistantes des femmes dans l’histoire haïtienne comme leur lutte pour la construction démocratique du pays.
L’auteure soutient que le système éducatif en Haïti aurait des lacunes en lien avec cinq caractéristiques : l’effectivité, l’efficience, l’équité, l’éthique et l’évolutivité.
On vise ici à comprendre et à analyser les réalités des enfants en situation de domesticité en Haïti communément appelés restavèk. Des parents en situation de pauvreté envoient leurs enfants dans des familles aisées dans l’espoir qu’ils auront une vie meilleure. Ces enfants deviennent des domestiques qui vont accomplir des tâches pour lesquelles ils ne sont pas rémunérés ou très peu. Décrite comme une forme d’esclavage moderne, cette pratique reflète les manières complexes dont s’exerce le pouvoir des gens occupant simultanément les rôles d’« oppresseur » et d’« opprimé ».
La CONAP prend position contre une reconstruction d’Haïti qui persiste à exclure et à exploiter les hommes et les femmes qui produisent les richesses sans en bénéficier. Elle revendique une rupture avec les rapports d’oppression et de dépendance et une économie articulée par et pour le peuple haïtien.
Cette étude a créé des groupes de discussion avec des personnes habitant le bidonville de Cité Soleil en Haïti et dont le sexe attribué à la naissance ne correspondait pas à leur identité de genre : il s'agit d'hommes et de femmes transgenres. L'expression du genre s'est révélée en conflit avec les normes du milieu. On a même évoqué des agressions sexuelles récurrentes et humiliantes. Ces dernières sont intentionnellement préjudiciables et augmentent pour les répondant·es le risque de contracter le VIH. Le manque de confidentialité et la stigmatisation entravent aussi d'ailleurs l'accès aux ressources liées au VIH.