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Cet article porte sur les taux croissants de VIH chez les femmes haïtiennes. Il soutient que les systèmes de santé mondial et local sont structurellement violents à l'égard des femmes et que cette violence est perpétuée par la politique et la législation. Le VIH/sida affecte de manière disproportionnée les femmes vivant dans des endroits où les relations hétérosexuelles sont le mode de transmission dominant ainsi que les jeunes femmes vivant dans la pauvreté. De plus, le système de santé est hétéronormatif et androcentrique et, selon l’auteure, il faut s'attaquer à ces problèmes pour pouvoir répondre aux inégalités de genre qui rendent les hommes et les femmes vulnérables à la transmission du VIH.
L'auteure aborde la pauvreté multidimensionnelle des femmes en Haïti et les impacts d’une stratégie de lutte mise en œuvre par un projet générateur de revenus, le KOFAVAC. Alors que la pauvreté touche plusieurs sphères de leur vie et bien que la contribution de ce projet soit plutôt limitée, les femmes qui y ont participé ont souligné son impact sur leur pauvreté, notamment sur la satisfaction des besoins du ménage.
Les adolescentes des milieux à faibles ressources sont responsables de plus de 7,3 millions de naissances par an. Cette étude examine les grossesses non planifiées d'adolescentes dans le bidonville de Cité Soleil en Haïti. De ces adolescentes, 94 % ont cité « Banm prèv » comme étant la cause de leur grossesse non planifiée, ou, traduit en français, « Donnez-moi une preuve ». Banm prèv décrit l'approche que font des hommes auprès d'adolescentes pour leur exiger une preuve de leur virginité. Phénomène subtil et incontesté soutenu par des normes de genre préjudiciables, Banm prèv constitue un choix illusoire pour des adolescentes cédant ainsi de façon non consensuelle le contrôle sur leur corps. Les grossesses non planifiées qui en résultent entraînent chez elles culpabilité, honte, stigmatisation, dépression, anxiété et traumatisme.
La prévalence de la violence entre partenaires intimes (VPI) et le statut sérologique (VIH) chez les femmes vivant en Haïti est passée de 25 % en 2006 à 29 % en 2012. Cette thèse examine l'association entre la VPI et le statut sérologique. Les femmes vivant avec le VIH étaient plus susceptibles de signaler des formes plus graves de violences psychologiques et de physiques. Les femmes qui ont subi des formes plus graves de VPI étaient 3,5 fois plus susceptibles d'avoir un statut séropositif par rapport à celles qui n'ont pas subi de VPI sévère. Ces constats conduisent l'auteure à conclure que la sévérité de la VPI chez les femmes haïtiennes devrait être intégrée dans le dépistage de l'admissibilité aux stratégies biomédicales de prévention telles que la prophylaxie préexposition (PrEP).
On traite ici de l’importance de la dimension de l’égalité des genres dans la Direction de l’administration pénitentiaire qui se charge des détenues en Haïti. Afin de poursuivre les objectifs du gouvernement en matière de discrimination à l’égard des femmes, le traitement égalitaire des détenues et des femmes faisant partie du personnel est nécessaire. Ce document fournit des outils à l’administration pour éliminer les pratiques discriminatoires telles que les violences basées sur le genre ou la négligence des femmes enceintes.