Recherche
Dossiers thématiques
Récemment répertoriées
Publications en vedette
L'auteure traite de l’utilisation des croyances religieuses dans l’appropriation du corps des femmes. Elle aborde l’enjeu de l’avortement qui demeure un tabou, la société haïtienne le percevant comme une menace envers le rôle traditionnel des femmes à l’intérieur de la famille. La dimension religieuse fait en sorte que la dépénalisation de l’avortement suscite des débats même parmi les personnes luttant pour les droits humains. Selon l’auteure, il faut cesser de criminaliser les femmes pour un choix législatif sur lequel elles n’ont aucune voix et plutôt penser à leur santé.
Au cours du XXe siècle, plusieurs revendications féministes telles que la liberté d’expression, d’association, d’être candidate, d'être élue et d’effectuer des fonctions politiques prennent de plus en plus d'importance. En 1950, les femmes haïtiennes obtiennent le droit de vote et le droit de se présenter aux élections. Cependant, elles ne peuvent toujours pas participer à la politique nationale au même degré que les hommes et ce, malgré l’adoption du principe de quota qui vise l'obtention d'une représentation égale des sexes au niveau politique. L’auteure établit qu’il s’agit d’une mesure insuffisante dans un contexte où la structure de la politique haïtienne discrimine toujours les femmes. Elle propose trois solutions dont de l’aide afin d'accroître la présence des femmes, la remise en question des préjugés sexistes et de la domination masculine ainsi que des mesures pour augmenter le leadership des femmes.
L'auteure analyse la violence sexuelle dans le contexte des conflits présents en Haïti. Elle y examine un thème peu exploré, celui du rôle des survivantes de violences sexuelles en tant qu'elles-mêmes auteures de violences. Elle s'est engagée personnellement avec les femmes victimes-survivantes pour mieux comprendre la menace quotidienne de violence qu'elles subissent ainsi que leurs motivations à participer aux conflits. À la lumière du tremblement de terre de 2010, qui a exacerbé le niveau de risque pour les femmes haïtiennes, l'auteure formule un certain nombre de recommandations qui devraient être mises en œuvre de toute urgence.
La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) surveille la situation générale en Haïti depuis plus de 40 ans. Au cours de cette période, le peuple haïtien a été confronté à de nombreuses difficultés, notamment à une pauvreté profondément enracinée, à l'instabilité politique, à la violence et à de graves violations des droits de la personne, dont les conséquences ont été dévastatrices pour le développement social, politique et économique du pays. Le but de ce rapport est de mettre en évidence la situation alarmante de la violence et de la discrimination envers les femmes, soit plus de la moitié de la population haïtienne, comme une question fondamentale de droits humains.
À partir du cadre théorique féministe intersectionnel, ce mémoire aborde la perception qu’ont les femmes haïtiennes ayant immigré au Québec de leurs relations sexuelles et des rapports de couple qu’elles entretiennent avec des hommes. Au moyen d’entretiens, l’auteure explore la discrimination dont elles font l’expérience à travers la sexualité. Afin de mieux comprendre l’impact du processus migratoire sur ces femmes, elle aborde ce thème sous l’angle des rapports oppressifs plutôt que de celui de la prostitution, de la violence ou de la reproduction.